Parce qu'il y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui se sacrifient pour la nation en s'enfilant des merdes asiatiques.
Je vais donc vous parler aujourd'hui de Kung-Fu Chefs, film à classer dans la catégorie "ces réalisateurs qui ne doutent de rien". Si. Quand t'es Chinois et que tu veux faire un film sur la cuisine et le kung-fu, ou bien tu sais que tu vas faire mieux que Tsui Hark et son Festin Chinois (bonne chance, mec !), ou bien t'es vraiment un gars qui doute de rien si tu t'entêtes à réaliser un film qui souffrira inévitablement de la comparaison.
La seule raison pour laquelle je me suis enfilé ce nanar est évidemment la présence de ma copine Kago Ai, dont vous savez déjà tous à quel point j'apprécie sa reconversion en prostipute.
D'aucuns lui préféreront cependant la présence du légendaire Sammo Hung, le Steven Seagal Chinois (= j'ai une seule expression dans mon jeu d'acteur).
Démonstration interactive : toi aussi, devine à quelle émotion correspond l'expression de Sammo Hung (réponse en passant la souris sur l'image, comme d'hab') !
Ce film était avant tout l'occasion de me faire une idée des talents d'actrice de Kago Ai, puisqu'il est hors de question que je me goinfre les productions Hello Project ou, pire, le dernier Jû-on, vu comment je m'étais chié dessus en regardant le premier (d'ailleurs je te mets le lien du trailer, mais j'ai même pas osé le regarder, tu vois comment je suis une grosse flipette, en vrai).
Soyons honnêtes : elle joue exactement comme les Chinois qui l'entourent, c'est-à-dire comme une merde. Ça, c'est un truc complètement rédhibitoire avec les films populaires chinois : les mecs peuvent pas sortir une ligne de texte sans gesticuler de partout ou sans faire une grimace improbable. A croire que le critère pour réussir un casting en Chine, c'est d'avoir la Tourette. Sauf quand t'es une femme, évidemment : si ton physique convient, ton hystérie génétique te garantit le rôle. Tout est surjoué et t'as juste envie de mettre une grosse tarte à tout le monde. Non mais checke-moi ces gueules de con :
Vraiment horripilant d'un bout à l'autre, même les scènes de cuisine sentent la cheaperie des cadreurs qui n'ont jamais filmé ne serait-ce qu'une émission culinaire.
Au final, une seule scène à sauver : celle où Ai se suspend à un luminaire pour se jeter à corps perdu sur un méchant. Et un gros plan sur ses seins qui débordent. Pfff...On se motive comme on peut...
J'étais tranquillement en train de bosser tout en écoutant ma playlist en mode shuffle, quand tout à coup me tombe dans les oreilles la chanson "Poussée par le vent" (la version single) d'Atlantique, dont les moins de 20 ans ne peuvent connaître ni ses mains, ni ses cheveux, ni ses seins.
Et là, tu le crois : Atlantique, elle a sûrement beaucoup joué avec sa Megadrive, parce que sa chanson c'est JUSTE du Yûzô Koshiro, mais genre je te pompe la batterie, les percussions et bien sûr la ligne de basse, copypasta power !
Je vous mets au défi d'écouter les premières secondes de ce morceau et de pas croire que vous venez de commencer une partie de Streets of Rage !
Ah ouais, c'est vrai que c'est Halloween. La fête où on se déguise. Comme si j'avais que ça à penser. Je devrais faire quelque chose de ma soirée, il paraît (genre, la fête, LOL. La fête à mon œuf, ouais !).
Alors je vais vider un peu ce qu'il me reste de photos non-utilisées. Pour te parler du vrai Japon, comme d'habitude.
Par exemple celle-ci :
tandis que sur ce poste électrique d'un feu de circulation on peut lire "ne pas coller de publicité ici", un petit malin a répondu que l'étoile de shérif était déjà une publicité, une propagande pour "ce gouvernement de tricheurs qui cachent les affaires qui ne les arrangent pas".
Sur le même feu :
"Un gouvernement qui nous cache tout !"
Ben qu'est-ce qui se passe, les Japonais, chez vous c'est aussi pourri qu'ailleurs, alors ? Z'avez qu'à faire la révolution, sur fond de musique de Super Robots, comme les Russes.
J'ai failli lancer un putain de coup de gueule contre ce mépris des mecs Japonais sous prétexte qu'ils ont un sens de la mode plus raffiné que celui de la caillera de banlieue qui, dans l'ignorance crasse qui la caractérise, s'enorgueillit de sa démarche d'orang-outang, de son survêt' jaune canari et de sa casquette de golio assortie.
Ouais, le mâle Japonais porte un sac à main. Ouais, le mâle Japonais a perdu ses poils de Sébastien Chabal asiatique. Ouais, le mâle Japonais a droit à autant de godasses que les meufs dans les magasins, avec le même panel de rubans, de lacets, etc.
Sauf que je commence à être un peu saoûlé de cette mentalité à l'Américaine, où tout est "so gay" dès qu'on n'est pas dans le stéréotype macho ultra-musclé "qui en a". Saoûlé des abrutis qui trouvent que la Les Paul Goddess est "so gay" en violet burst parce que ces trous-du-cul de chez Gibson ont essayé de choper la clientèle féminine en croyant que le public de la Nintendo DS allait se ruer sur des grattes à 2000€ pour une simple question de couleur. Mec, si tu trouves que la couleur de cette guitare a quoi que ce soit d'efféminé, you've got serious issues.
A côté de ça, bien sûr, l'armée et toute la symbolique militaire représentent le top de la virilité. Quand tu sais comment ça s'enfile chez les bidasses, bonjour le déni. Mais continue à croire que Top Gun n'est pas un coming out...
J'en étais donc à vouloir plier du Ricain-homo-qui-s'ignore, quand en fouillant mes archives à la recherche d'illustrations adéquates, je tombe sur une photo oubliée.
J'étais tranquillement en train de subir une émission de France Culture sur Héraclite aujourd'hui, quand tout à coup mon oreille absolue qui mange des génériques de dessins animés full force en ce moment (Super Taisen Z oblige) me fait comprendre que nos amis Russes ont complètement décidés d'investir dans la musique de robots géants.
Des illustres inconnus qui viennent faire chier sur Youtube pour qu'on supprime des vidéos où ils apparaissent (parce que genre ils perdent de l'argent quand on les voit en vidéo, surtout au Kôhaku, hein, bande d'ingrats !), des chaînes comme la Fuji Telebi qui font supprimer des vidéos également, une putain de chaîne GRATUITE, quoi, et tout ça fout un beau bordel dans mes précédents articles. Bon, ça vous fait aussi des liens vers des vidéos en HD, mais merde, y avait des vidéos INTROUVABLES dans le tas !
Gars, dès que je suis une reusta au Japon, je te promets que je vais aller fumer tous ces fils de tainp' en leur expliquant à coup de chandelier à cinq branches dans la gueule comment on évite de bousiller son marketing pour des raisons de merde.
Ils ont le droit d'être con, mais pas quand ça pourrit MON travail.
Du coup, les anciens articles sont en remaniement pour l'instant...
Nous y voilà. Attention, je ne prétends pas que ça se passe toujours comme ça, ça dépend un peu de la religion de la famille.
Alors d'abord, tu commences par la veillée de 2 jours, dont le premier avec le cercueil chez toi. Ouais, je sais, un macchabé dans la maison par 35°C, ça te paraît pas être l'illustration du bon sens, mais en fait ça pue pas, ils ont dû mettre des trucs dedans, un peu comme pour les momies. D'ailleurs l'analogie ne s'arrête pas là, vu que le cercueil c'est pas un truc en bois tout sobre qui ressemble à la boîte de ton vibro Mylène Farmer, mais un coffre magnifiquement orné d'un tissu avec des motifs en dorures, que même Toutânkhamon il est jaloux. Et puis une petite fenêtre pour voir le visage du mort, hein, des fois que tu aurais des souvenirs de lui en bonne santé, là comme ça t'es sûr d'avoir une dernière image bien glauque...
Le deuxième jour de la veillée, ça se passe dans une salle de réception (en général d'un grand établissement prévu pour ça), because c'est là que se tient la première cérémonie. Alors le matin les mecs viennent chercher le cercueil, et si t'es Robert Patrick t'as la chance de le porter jusqu'au corbillard, comme dans les films américains sur la mafia, et tout. Là, les mecs ils ont le brancard et le rail ad hoc pour faire glisser le cercueil dans la voiture et roule ! Et toi, t'a plus qu'à te rendre à la cérémonie par tes propres moyens.
Arrivé sur place, t'hallucines : le cercueil est déposé devant un parterre de fleurs qui doit faire 8 mètres de large sur 3 de profondeur, et tout ça a coûté le prix d'environ 300 Final Fantasy XII. Toi tu fais un peu tâche, parce que t'es pas Clarence Boddicker, donc t'as pas de costard "spécial enterrement" qui ferait que les 3 nanas de moins de 80 ans présentes dans la salle se pâmeraient devant ta classe française. Et pas possible d'y aller non plus avec mon costume de Casshern, tu penses... Ah oui, parce que pour la cérémonie, il y a une tenue de rigueur, et tout le monde est sapé pareil :
Collier de perles quasi-obligatoire pour les nanas (sans doute pour rappeler le motif du chapelet). Alors fatalously, tu te retrouves le seul Blanc, EN PLUS dans les 4 ou 5 places accordées à la famille du défunt, bref, on ne voit que toi et tu sens lentement monter la tension, la pression, l'impression d'oppression quand vient le moment de la récitation (de sûtras). Parce qu'il y a un moine qui vient et qui chante un sûtra, et FORCÉMENT, le mec a pas commencé depuis 10 secondes que déjà tu as ça dans la tête et une envie de te bidonner difficile à contenir. Donc tu gamannes à donf'.
Ensuite tu passes devant un meuble avec de l'encens et tu déposes des graines sur des charbons ardents.
Après tu salues tout monde, tu manges 2-3 sushis et tu vas dormir, normalement sur place (c'est une veillée, hein, donc c'est un peu le principe), mais comme t'es arrivé en avion le matin même, tu vas dormir dans une vraie maison, histoire d'être en forme pour la vraie cérémonie funéraire du lendemain.
La cérémonie funéraire, donc (c'est là qu'il faut pleurer pour de vrai).
La première partie ressemble beaucoup à celle de la veille (c'était une répèt', alors ?), sauf que là on a mis les petits plats dans les grands : il y a une pianiste qui joue pendant quasiment toute la cérémonie, et elle, t'as pigé que les enterrements elle fait ça par vocation, quoi : elle a une gueule de nana qu'a oublié à quoi ça pouvait servir de sourire. Elle est pas très très laide, juste quelconque, mais une quelconcité morne, genre elle va pas se toucher devant les érotiques d'M6, tu vois (ne ris pas, je connais des filles qui font ça, I swear). Genre plus morte que le mort, je sais pas, peut-être c'est fait exprès pour remonter le moral de la famille en deuil, avec le contraste... Et avec ça une maîtresse de cérémonie qui refait la même annonce que la veille (genre elle te résume la vie du défunt, des fois que tu serais présent à l'enterrement par hasard. Quand tu sais ce que ça coûte d'être invité à un enterrement...), mais qui aura un rôle bien plus important dans 5 minutes.
Tu te souviens du meuble avec les charbons ardents et dessus on met des graines ? Eh ben cette fois-ci, c'est pas la famille qui y va, c'est TOUS LES AUTRES, présentés par la maîtresse de cérémonie (et là t'as un peu l'impression d'être devant le générique de ton émission de télé qui te présente ses sponsors), et la famille du défunt reste debout à côté du meuble et fait des courbettes devant chaque groupe. Amis du lumbago, bonsoir.
Le moine refait une récitation de sûtra, on fait un speech, on prend une photo de famille, puis on ouvre le cercueil et tout le monde dépose des fleurs ou des objets pour le défunt, on lui touche le visage (WTF ?!), on lui prélève quelques rognures d'ongles qu'on placera dans le o mamori de l'année, et puis après on referme le cercueil et on se dirige vers le crématorium : le corbillard devant et un minibus pour la famille derrière.
On entre maintenant dans le domaine exclusif de la famille plus ou moins proche : la crémation.
Toujours super équipés, les mecs placent un rail devant le four et font glisser le cercueil sur une plaque en terre refractaire (ça sent les ateliers de poterie), ils referment la porte (y a 9 portes les unes à côté des autres, donc on est clairement dans la crémation industrielle, hein, les mecs ils font ça toute la journée, tous les jours de la semaine). La crémation prend environ 1h30, pendant laquelle on t'accompagne dans un autre bâtiment où tu peux manger et boire à volonté. Ça tombe bien, j'ai faim.
Au sortir de cette petite collation, tu retournes au crématorium où on ouvre le four pour te présenter... le squelette du défunt. Et là tu comprends pourquoi la crémation dure 1h30 alors que ça pourrait très bien mettre 15 minutes pour peu qu'on joue avec le thermostat façon Spinal Tap : si on chauffe pas trop exprès, c'est pour conserver le squelette.
Oh, il en reste pas grand'chose, hein : le crâne et deux-trois os longs. Et puis te plains pas, les mecs à côté il leur en reste encore moins (LOL !).
Et qu'est-ce qu'on en fait, de ce squelette ? Eh ben les employés ils arrivent avec des baguettes et ils explosent le crâne, qui fait un bruit de meringue, donc, et ils placent certains os dans un récipient (surtout un, super important, mais j'ai oublié le nom et j'ai la flemme de chercher). Là-dessus, les membres de la familles vont devoir, deux par deux, saisir ces os avec des baguettes (pas la peine de dire que toi t'as l'habitude de manger avec une fourchette et un couteau, hein, ils vont pas changer les couverts exprès pour ta gueule) et les placer dans 2 boîtes en bois ad hoc : une grande pour les os "normaux", et une petite pour l'os spécial. Bien évidemment, tu seras gentil de pas foirer ton coup en faisant tomber ton morceau d'os.
Après ça tout le monde retourne à l'hôtel de la cérémonie, pour une dernière récitation de sûtra où t'es pas du tout assis comme avant, mais en seiza et tu souffres ta race, ainsi qu'une collation prestigieuse, et puis, enfin, tu rentres chez toi et les mecs qui ont géré l'enterrement t'apportent les gros bouquets de fleurs qu'il y avait à la cérémonie, avec aussi des posters du défunt, des fois que t'aurais envie d'en tapisser ta maison (WTF ?!).
Et là le calvaire (et Hobbes) commence : les fleurs tu dois t'en occuper, et bien sûr ces connards ont choisi des lys. Alors Robert Patrick t'en apprend une bien bonne sur les lys : c'est une fleur blindée d'un pollen marron qui s'envole au moindre coup de vent et QUI NE PART PAS AU LAVAGE ni sur la peau, ni sur les vêtements. Donc ta visite quotidienne à l'autel du défunt (chez toi) au milieu des lys, tu la fais dans un imperméable acheté au 100¥ shop du coin (par 35°C, tu jouis ta race) si tu veux pas flinguer ta nouvelle collection de T-shirts UNIQLO...
Tu comprendras que je suis pas super pressé de perdre un autre membre de ma famille Japonaise...